- Actualité
- Publié le
Le barème 2026 des frais professionnels
Le barème 2026 des frais professionnels
Le barème 2026 des frais professionnels définit les limites de remboursement des dépenses engagées par les salariés pour leur activité. Pour l’employeur, maîtriser ces montants est crucial : en respectant les seuils de l’URSSAF, ces remboursements sont exclus de l’assiette des cotisations sociales et de la CSG-CRDS.
Voici les règles de prise en charge et les montants applicables pour l’année 2026.
Les modes de remboursement des frais professionnels en 2026
L’employeur peut choisir entre deux modes d’indemnisation pour couvrir les charges de ses collaborateurs : le remboursement au réel ou l’allocation forfaitaire.
Remboursement au réel sur justificatifs
Le remboursement des frais réels consiste à indemniser le salarié sur la base des dépenses effectivement engagées pour les besoins de son activité professionnelle.
L’employeur doit être en mesure de prouver le caractère professionnel des dépenses et de conserver les justificatifs.
Lorsque ces conditions sont réunies, les sommes remboursées sont intégralement exonérées de cotisations sociales, sans plafond.
Remboursement sous forme d’allocation forfaitaire
Lorsque l’employeur choisit le remboursement des frais professionnels sous forme d’allocation forfaitaire, les montants versés doivent être comparés aux plafonds d’exonération fixés par l’administration et revalorisés chaque année.
Ces limites d’exonération concernent notamment :
- Les frais de repas au restaurant : lorsque le salarié est en déplacement et ne peut pas regagner sa résidence ou son lieu habituel de travail ;
- Les frais de restauration pris sur le lieu de travail : lorsque les conditions d’organisation ou d’horaires imposent au salarié de se restaurer sur place ;
- Les frais de repas pris hors des locaux de l’entreprise : en dehors des situations de déplacement avec contrainte de restauration au restaurant ;
- Les frais kilométriques : lorsque le salarié est contraint d’utiliser son véhicule personnel pour ses déplacements professionnels ;
- Les frais de grand déplacement : qu’ils aient lieu en métropole, dans les territoires d’Outre-Mer ou à l’étranger ;
- Les frais liés à une mobilité professionnelle, destinés à compenser : les dépenses d’hébergement provisoire, les frais supplémentaires de nourriture dans l’attente d’un logement définitif et les frais d’installation dans le nouveau logement.
Lorsque le montant de l’allocation forfaitaire est inférieur ou égal aux limites d’exonération applicables, aucun justificatif de dépenses n’est exigé.
L’employeur doit toutefois être en mesure de démontrer le caractère professionnel des dépenses indemnisées afin de sécuriser l’exonération de cotisations sociales.
Les frais de repas en 2026 : barèmes applicables
Salarié en déplacement professionnel
Un salarié est considéré en déplacement professionnel lorsqu’il est hors des locaux de l’entreprise et dans l’impossibilité de regagner son domicile ou son lieu habituel de travail pour déjeuner.
Lorsque le salarié est contraint de prendre son repas au restaurant, l’indemnité forfaitaire est exonérée dans la limite suivante :

Ces montants sont révisés chaque année.
Repas pris sur le lieu de travail
Lorsque l’organisation du travail impose au salarié de prendre une collation ou un repas sur place (travail de nuit, horaires décalés, travail posté), l’indemnité de repas est également exonérée de cotisations dans la limite de 7,50 € par repas en 2026.
Bon à savoir : Votre entreprise a mis en place des titres-restaurant ? Pensez à vérifier le bon respect du plafond d’exonération des titres-restaurant en 2026.
Télétravail : quelles exonérations en 2026 ?
Frais liés au télétravail
Les frais de télétravail correspondent aux dépenses engagées par le salarié lorsqu’il travaille hors des locaux de l’entreprise, de manière volontaire.
3 catégories sont distinguées :
- Frais liés à l’utilisation d’un local privé à des fins professionnelles ;
- Frais d’adaptation du logement, incluant mobilier et matériel informatique ;
- Frais de connexion, fournitures et équipements informatiques.
Indemnité non prévue par un accord collectif

Indemnité prévue par une convention collective de branche, un accord professionnel ou interprofessionnel ou un accord de groupe

Un montant supérieur reste possible à condition de justifier les dépenses réelles.
Frais de transport, déplacements et mobilité professionnelle en 2026
Prise en charge des transports publics
L’employeur doit prendre en charge 50 % du coût des abonnements aux transports en commun utilisés par les salariés pour leurs trajets domicile – lieu de travail, y compris pour les salariés à temps partiel.
Cette prise en charge est obligatoire et exonérée de cotisations sociales.
Avec l’adoption de la loi de finances pour 2026, la possibilité d’une exonération pouvant aller jusqu’à 75 % du coût de l’abonnement dans certaines situations est maintenue.
Forfait mobilités durables
Le forfait mobilités durables permet d’indemniser les salariés utilisant des modes de transport alternatifs pour leurs trajets domicile – lieu de travail, tels que le vélo, le covoiturage, les transports partagés ou les engins de déplacement personnel.
En 2026, ce forfait est exonéré de cotisations sociales dans la limite de 600 € par an et par salarié (pour les employeurs privés).
En cas de cumul avec la prise en charge obligatoire des transports publics, le plafond global d’exonération est porté à 900 € par an.
Le forfait mobilités durables n’est pas cumulable avec la déduction forfaitaire spécifique (DFS).
Indemnités kilométriques et utilisation du véhicule personnel
Lorsque le salarié est contraint d’utiliser son véhicule personnel pour un déplacement professionnel, l’employeur peut verser des indemnités kilométriques exonérées, à condition de respecter les barèmes fiscaux en vigueur.
Le montant dépend :
- Du type de véhicule ;
- De la puissance du véhicule ;
- Du nombre de kilomètres parcourus à titre professionnel.
Une majoration de 20 % s’applique aux véhicules électriques. Les déplacements doivent être justifiés (trajets, kilomètres parcourus, carte grise du véhicule).
Grand déplacement et mutation professionnelle
Un grand déplacement est caractérisé par une distance d’au moins 50 km entre le domicile et le lieu de mission, et par l’impossibilité de réaliser le trajet en moins de 1h30 en transport en commun.
Dans ce cadre, l’employeur peut indemniser les frais de repas et de logement sur la base de forfaits revalorisés en 2026, variables selon la durée du déplacement et la zone géographique.

En cas de mutation professionnelle, l’employeur peut également prendre en charge les frais de déménagement, les frais d’hébergement provisoire ainsi que les frais d’installation dans le nouveau logement.
En 2026, l’indemnité forfaitaire d’hébergement provisoire est exonérée dans la limite de 85,10 € par jour, pour une durée maximale de 9 mois.